Présentation

Accueil

     <center><a href="http://www.histats.com" alt="stats counter"><embed src="http://s11.histats.com/0.swf"  flashvars="jver=1&acsid=331961&domi=4&cpagid=0"  quality="high"  width="1" height="1" name="0.swf"  align="middle" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" wmode="transparent" /></a>
 <br><a href="http://www.reseaugaribaldi.com/">Réseau Garibaldi</a></center>

Asie

tiananmen-square-tanks.jpg


Depuis le début des années 2000 et spécialement ces derniers mois, la Chine est tourmentée par de multiples révoltes populaires faisant parfois des centaines de morts. La fabuleuse croissance économique chinoise est bien loin de concerner la population dans son ensemble et elle ne cesse d’accroître les inégalités qui appauvrissent 900 millions de personnes. Si la Chine semble consciente de ce fossé qui se creuse entre les populations côtières des grandes métropoles et les laissés pour compte, elle ne se donne pas les moyens de résorber ce phénomène. En mars 2006, Wen Jiabao, premier ministre chinois, déclarait « la nouvelle mission historique de la Chine est de réduire les risques politiques du fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres, et d’animer l’économie vaste mais encore traditionnelle des zones rurales ». Si l’analyse de la situation est pertinente, cela n’a pas empêché les autorités de spolier de leurs droits, les paysans ou autres travailleurs migrants. C’est pourquoi l’année 2007 a vu une recrudescence de révoltes sociales revendicatrices et les 2/3 de la population menace la stabilité de l’Etat et le modèle du parti unique.

 
Ainsi, dans les campagnes les paysans ne cessent de remettre en cause l’assise du pouvoir chinois en s’attaquant aux relais locaux du parti unique, ne supportant plus les nombreuses arrestations et lynchages arbitraires. Ils n’hésitent plus à descendre dans les rues, que ce soit pour défendre des gens accusés ou tués à tort, ou pour protester contre des mesures drastiques d’un autre temps comme cela fut le cas récemment contre la politique de l’enfant unique, orchestrant des avortements forcés et violents. Mais les plus grandes révoltes et manifestations de ces derniers temps, ont concerné, les paysans qui se trouvaient chassés de leurs terres sans préavis pour y implanter des multinationales textiles, et ce fut également le cas de nombreux habitants de Pékin, estimés à 3 millions, pour bâtir des sites olympiques. Cela démontre bien la hiérarchie opérée par les autorités chinoises entre l’image qu’elle veut donner au niveau international et l‘image qu’elle renvoie dans son propre pays.
 
Les travailleurs migrants, quant à eux, ne sont pas en reste car il sont vus comme étant des travailleurs clandestins dans leur propre pays. Cette mesure vie à dissuader les paysans ou travailleurs des terres intérieures, d’émigrer massivement vers les grandes métropoles côtières beaucoup plus riches et beaucoup considérés par les autorités. Le gouvernement chinois n’apparaît pas décidé à inverser la tendance et il est à l’origine de nombreuses discriminations sociales, qu’il a du mal à dissimuler, notamment avec l’augmentation du nombre d’internautes en Chine, qui découvrent les déboires d’un pays censuré. La Chine doit fortement prendre en compte les susdites révoltes sociales multipliées et il est fort à redouter que la population dépossédée se constitue en tant que classe consciente ou phénomène de masse prémisse d’une révolution sociale sans précédent. La Chine ne peut dissocier totalement sa politique internationale de sa politique interne, l’image de l’une n’étant que le reflet de l’autre et l’incessante montée en puissance de la Chine ne se fera pas sans l’aval de sa population.
 
Quand sa population se réveillera la Chine tremblera.

 

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus